En France, il y a trois types principaux de ports maritimes :
1- les ports autonomes placés sous la coupe du Ministère de l’Equipement,
2- les ports dits ‘secondaires’, soit gérés par les Chambres de Commerce d’Industrie, soit de manière privée,
3- les ports à vocation de plaisance uniquement.
Le Havre est un port autonome, au même titre que, par ordre alphabétique, Bordeaux, Dunkerque, Paris-Gennevillers, Marseille / Fos, Nantes / St-Nazaire, Rouen, Strasbourg et promu très récemment, La Rochelle.
Dans la région du Havre, les ports dits secondaires par leur importance sont : Caen, Dieppe et Fécamp. [pour mémoire, Honfleur appartient au périmètre du port de Rouen].
Le port du Havre :
D’abord le port, la ville ensuite ; ou le contraire ?
Dès 1400, à partir de Louis XI, le pouvoir royal français comme les marchands sont à la recherche d’une alternative au port de Rouen. En effet, celui-ci ne permet d’abriter que des navires de 180 tonneaux tout au plus, après une lente et périlleuse remontée de la Seine.
La constance dans le conflit avec l’Angleterre explique non seulement la recherche d’un port de mer, pour abriter les flottes de commerce comme les navires de guerre, mais aussi le fait que les fortifications nécessaires à la protection d’une tel « front avancé » n’aient cessé de modeler la ville.
En effet, l’histoire de la ville du Havre, urbainement et architecturalement, n’a cessé de se heurter, de s’adapter à l’existence de ses fortifications. Il ne reste quasiment plus de vestige de ceux-ci. Seule l’histoire des quartiers qui composent la ville est là pour l’expliquer, le souligner.
Le port naît officiellement le 7 février 1517 sous la main de François 1er lorsqu’il signe l’ordonnance demandant à l’Amiral de France Bonnivet, de trouver un havre pour les bateaux de la flotte royale.
Le choix du ‘havre de Grâce’ n’est pas expliqué dans les textes de l’époque. Il est communément admis que le capitaine du port de Honfleur, Guyon le Roy, ait utilisé cet endroit pour mettre à l’abri sa flotte de temps à autres, ce choix s’imposant alors par expérience du site.
La fin des travaux prévus sur le papier pour octobre 1517 ne fût jamais tenue. Par contre, des écrits prouvent qu’en octobre 1518 des bassins étaient en activité. La principale difficulté fût d’atteindre des couches solides dans lesquelles enfoncer les pieux des quai, ce qui obligea à creuser plus profondément que prévu et à aller chercher en dehors de la région des ‘pionniers’.
Le site, particulièrement insalubre, ne retenait pas ceux qui y venaient. Malgré des exemptions d’impôts ‘pour toujours’ accordés par le Roi lui-même pour y fixer les professions nécessaires au bon fonctionnement d’un port.
Malgré l’aménagement d’emprise de part et d’autre du village d’Ingouville, trois ans plus tard, personne n’a acheté de terrain pour s’y établir.
Il faudra que le Roi ordonne l’édification d’une ville fortifiée pour que le port ET sa ville commencent à prendre forme. Jusqu’à la nomination d’un architecte royal en 1541, les constructions sont ‘sauvages’, réalisées avec de petits moyens sur un sol instable, qui plus est, inondable. Le quartier Notre Dame fut l’un des ces premiers quartiers ou l’architecte royal fut mis devant le fait accompli et ne pu apporter que quelques légères corrections à posteriori. Redressement de la voirie essentiellement.
Le 18 juin 1541, la nomination d’un architecte royal d’origine siennoise, Girolamo Bellarmato, allait être le point de départ de la fortification homogène de la ville.
Le premier et nouveau quartier entièrement construit selon les prescription de Bellarmato est celui des Barres, qui deviendra plus tard, le quartier saint-François.
Il entama par la même occasion la fortification de la ville en implantant, pour la première fois en France, des bastions triangulaires, supprimant les angles morts des fortifications traditionnelles que les assaillants pouvaient utiliser aisément à leur avantage.
Pour la suite de la chronologie, vous trouverez des extraits d’un livre de référence sur la ville et son port. Référence par la qualité de ses contributeurs et le prestige de l’édition. Mais aussi par la qualité des images et représentations qui le composent.
Puisque nous sommes sur un site dédié avant toute chose à l’image et d’une certaine manière, à l’histoire en marche, je ne peux que vous inviter à vous le procurer auprès de tout bon libraire.
Références :
http://www.thucydide.com/realisations/comprendre/villes/le_havre/havre2.htm
Les Indicateurs du Patrimoine – Editions du Patrimoine – Le Havre, ville, port et agglomération. [ISSN 1258-3227] – extraits en pages suivantes.

De 1944 à 1995

1787 et 1850

Lithographie 1890 (Musées du Havre)

Délimitation des communes et des secteurs urbains.


Le Havre

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